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L’ambassadrice americaine, Rachna Korhonen lors du SIEM 2026 : « Si le Mali gère ses ressources naturelles de manière transparente et responsable, les bénéfices pourront favoriser la stabilité et une prospérité partagée »

Le Salon pour les industries extractives du Mali a servi de tribune d’échanges entre autorités, investisseurs et partenaires internationaux autour des enjeux liés à l’exploitation des ressources minières, notamment l’or, pilier de l’économie nationale. Cet événement d’envergure a rassemblé , du 2 au 3 avril dernier à Bamako, les principaux acteurs du secteur dans une dynamique de valorisation du potentiel extractif du pays.

Dans son discours prononcé à cette occasion, l’ambassadrice des États-Unis au Mali, Rachna Korhonen, a salué l’organisation de ce rendez-vous stratégique tout en mettant en avant l’importance du secteur minier malien à l’échelle nationale, régionale et mondiale. Elle a également réaffirmé l’intérêt croissant des États-Unis pour les minerais critiques, considérés comme essentiels à leur sécurité nationale et à leur puissance économique.

La diplomate américaine a insisté sur la volonté de son pays de bâtir des partenariats économiques équilibrés avec les pays africains, en particulier le Mali, en les considérant comme de véritables partenaires commerciaux. Cette orientation, également défendue par Nick Checker, vise à promouvoir des chaînes d’approvisionnement sûres, transparentes et diversifiées, intégrant pleinement les pays producteurs.

Évoquant le potentiel du Mali, elle a souligné que le pays demeure l’un des principaux producteurs d’or en Afrique et pourrait également devenir un acteur majeur dans l’exploitation du lithium. À cela s’ajoutent d’importantes réserves de bauxite et d’autres minerais critiques, indispensables aux technologies de pointe telles que l’intelligence artificielle, les batteries ou la robotique. Le Mali dispose aussi de ressources énergétiques encore largement inexploitées, notamment en uranium, hydrocarbures et hydrogène naturel.

Dans son intervention, Rachna Korhonen a également mis en avant les opportunités de collaboration entre entreprises maliennes et américaines, notamment dans les domaines de l’exploration, de l’équipement minier et du développement des infrastructures. Elle a souligné que plusieurs initiatives ont déjà été engagées pour faciliter ces partenariats, à travers des forums économiques, des missions d’affaires et la création de la Chambre de commerce américaine au Mali.

Toutefois, elle n’a pas éludé les défis qui persistent, notamment l’insécurité dans certaines zones minières, les insuffisances en infrastructures de transport et d’énergie, ainsi que la nécessité de garantir un environnement des affaires plus transparent et prévisible pour attirer les investisseurs.

C’est dans ce contexte qu’elle a formulé un message fort sur la gouvernance des ressources naturelles : « Si le Mali gère ses ressources naturelles de manière transparente et responsable, les bénéfices pourront favoriser la stabilité et une prospérité partagée ».

Elle a, par ailleurs, salué les efforts des autorités maliennes en matière de redistribution des revenus miniers, notamment l’initiative du président de la transition, le Général d’armée Assimi Goïta visant à allouer des fonds aux collectivités locales, une démarche perçue comme un signal encourageant en faveur d’un développement plus inclusif.

Malgré les défis, l’intérêt des entreprises américaines pour le Mali continue de croître. L’ambassade des États-Unis multiplie les initiatives pour connecter les investisseurs aux acteurs locaux et accompagner le développement du secteur extractif.

À travers ce discours, l’ambassadrice a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner le Mali dans la valorisation de ses ressources, en misant sur une coopération renforcée capable de générer croissance économique, création d’emplois et stabilité durable.

ABK