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Salon pour les Industries Extractives du Mali ( SIEM 2026 ) : Quand Bamako devient la capitale du business minier

Bamako a vibré ce jeudi 2 avril 2026 au rythme du secteur minier. Dès les premières heures de la matinée, l’Hôtel de l’Amitié a été littéralement pris d’assaut par les acteurs de l’industrie extractive, venus des quatre coins du Mali et de la sous-région. Travailleurs des mines, spécialistes du forage, opérateurs économiques, banquiers et investisseurs, tous ont répondu présents à l’appel de la première édition du Salon pour les Industries Extractives du Mali (SIEM 2026).

Dans une ambiance mêlant effervescence et opportunités, cette grande première, organisée par la structure T-Mak, s’impose déjà comme un rendez-vous majeur pour un secteur en pleine mutation. Sur place, les stands s’installent, les cartes de visite circulent et les discussions s’animent : « ici, on ne vient pas simplement assister, on vient conclure ».

Prenant la parole à l’ouverture officielle, Zoumana Sissoko, représentant de la mairie, a exprimé la fierté de sa commune (CII) d’accueillir un tel événement. Pour lui, le SIEM est le reflet d’un secteur en plein essor, porteur de contenus, d’emplois et d’opportunités pour la capitale comme pour tout le pays.

Mais c’est surtout le promoteur du salon, Nouhoum Traoré, qui a donné le ton. Dans un discours sans détour, il a rappelé l’ambition du SIEM, créer un maximum de rencontres utiles et favoriser des connexions stratégiques.

« Ici, on ne vient pas assister, on vient faire du business », a-t-il martelé, insistant sur la vocation du salon à devenir une véritable plateforme d’échanges concrets et de partenariats durables.

Pendant deux jours, l’objectif est clair, bâtir des ponts solides entre les acteurs du secteur, stimuler l’innovation, encourager la création d’emplois et poser les bases d’un écosystème minier structuré. Pour l’initiateur, le succès de cette première édition ne se mesurera pas au nombre de participants, mais bien aux collaborations qui en découleront.

La dimension internationale de l’événement a également été marquée par la présence de l’ambassadrice des États-Unis au Mali, Rachna Korhonen. Saluant l’initiative, elle a réaffirmé la volonté de son pays de s’engager aux côtés du Mali dans un partenariat « gagnant-gagnant », notamment dans le domaine des ressources et du potentiel énergétique encore largement inexploité.

Au cœur de cette journée inaugurale, un moment fort, la signature d’une convention entre les acteurs extractifs des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une avancée majeure saluée par Amadou Daffe, qui y voit un engagement concret des artisans miniers du Mali, du Burkina Faso et du Niger à transformer leur vision commune en actions structurantes.

« La formalisation est un besoin fondamental », a-t-il souligné, appelant dans la foulée les institutions financières présentes à accompagner davantage le secteur, notamment dans sa structuration et son accès au financement.

Représentant le Ministre des Mines, le secrétaire général Soufourou Dembélé a, quant à lui, salué la pertinence de cette initiative. Il a rassuré les acteurs de la disponibilité de l’État à soutenir toutes les actions visant à développer un secteur minier plus performant, inclusif et bénéfique pour l’ensemble des Maliens.

Dans les allées du salon, l’énergie est palpable. Les échanges se multiplient, les projets se dessinent, et les ambitions s’affichent. La visite des stands par les officiels, marquant le lancement effectif des activités, a confirmé cette dynamique. Entre innovations technologiques, solutions de financement et initiatives locales, le SIEM 2026 apparaît déjà comme un point de départ vers un écosystème minier mieux structuré et plus compétitif.

ABK